Une Route du Rhum aboutie pour Pierre-Yves Chatelin

Pierre-Yves Chatelin, ce matin à Pointe-à-Pitre, au soleil levant. © Route du Rhum

Pierre-Yves Chatelin, ce matin à Pointe-à-Pitre, au soleil levant. © Route du Rhum

Communiqué de l’organisation : « Ce 25 novembre à 11 heures 06 minutes et 24 secondes, Pierre-Yves Chatelin a franchi la ligne d’arrivée à Pointe-à-Pitre de la dixième Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Le skipper de Destination Calais a mis 22 jours 21 heures 06 minutes et 24 secondes pour boucler le parcours de 3 542 milles à la vitesse moyenne de 6,45 nœuds. Il a parcouru en réalité 4 319 milles à 7,86 nœuds de moyenne. L’écart avec le premier, est de 5 jours 14 heures 00 minutes et 21 secondes ». 

Et c’est une sacrée performance qu’a réalisée là Pierre-Yves Chatelin, sur un bateau qui figurait parmi les plus petits de la flotte, offrant ainsi – avec un jour de retard – un superbe cadeau d’anniversaire à son épouse qui était là pour l’accueillir.
La dernière nuit n’a pas été de tout repos car le tour de la Guadeloupe à effectuer avant de couper la ligne d’arrivée mérite encore beaucoup de concentration. Et comme si cela ne suffisait pas, comme s’il fallait encore allonger un peu la course, le vent est soudainement tombé à quelques milles du but… Sans incidence toutefois sur le classement puisque Charlie Capelle était arrivé quelques heures plus tôt, en fin de soirée alors que Pierre-Yves profitait des lueurs du matin pour se montrer sous son plus beau visage : souriant et rasé.
Pierre-Yves Chatelin a réalisé une course très aboutie… Sur les quais de Saint-Malo, il escomptait mettre 23 ou 24 jours pour réaliser la traversée et n’imaginait même pas entrer parmi les dix premiers du classement. Alors forcément, il est heureux d’autant que le Destination Calais est arrivé en bon état, ce à quoi il était tout autant attaché qu’au résultat final. Evidemment tout n’a pas été facile, car les conditions de navigation, avec du grain et des vents inconstants, ont nécessité beaucoup de présence à la barre et sur le pont. Mais au final, hormis ce foutu casier de pêcheur qui s’était pris dans le safran tout juste après le départ, tout s’est bien passé… figurant même parmi le peloton de tête après une semaine de course. Après, dans les alizés, la taille du bateau ne lui permettait plus de rivaliser avec les tout premiers. Mais qu’importe, l’important était d’aller au bout du rêve, histoire d’effacer la déception d’il y a 4 ans – obligé d’abandonner alors qu’il était en tête – et d’avoir le sentiment de faire mieux qu’il y a 8 ans lors d’une première expérience qui avait déjà soulevé bien des enthousiasmes. Pierre-Yves peut maintenant partir à la retraite le cœur content et couler des jours heureux sur toutes les mers du globe où il a bien l’intention de naviguer ces prochaines années.

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Publié le novembre 25, 2014, dans Uncategorized. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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