Canoë-kayak : Thomas Simart ira aux Jeux olympiques

Longtemps blessé, Thomas Simart a trouvé la récompense à ses efforts.- Photo © PVC

Longtemps blessé, Thomas Simart a trouvé la récompense à ses efforts.- Photo © PVC

C’était espéré mais avec le temps qui passait, l’espoir s’amenuisait. Et puis l’information est tombée samedi : l’Immercurien Thomas Simart ira finalement aux Jeux olympiques pour défendre ses chances sur sa distance fétiche du 200 m.

Le céiste de Saint-Laurent qui était le premier sur la liste d’attente, a en effet récupéré un quota suite à la suspension pour un an avec effet immédiat de la Roumanie et du Bélarus pour dopage systématisé et plus précisément pour utilisation du Meldonium, un médicament normalement destiné à soigner les angines de poitrines et les malaises cardiaques.
11e aux Mondiaux de Milan en 2015, 3e du repêchage continental en mai 2016, Thomas Simart était le premier non pris sur la distance du C1 200 m. Alors certes c’est la dure loi du sport de haut niveau mais elle est quand même un peu dure à avaler quand on sait que parmi les « heureux élus », il y a des tricheurs. « Aucune médaille ne justifie de détruire sa santé », dit Olivier Bayle, le président du club de Saint-Laurent-Blangy, qui se félicite du travail réalisé par les organismes qui chassent les tricheurs. « L’on comprend mieux aujourd’hui pourquoi nos jeunes athlètes français n’étaient pas toujours sur les podiums »… alors qu’ils sont engagés dans un processus d’excellence sportive qui peut toujours être amélioré mais restera illusoire face au dopage. C’est une injustice, réparée cette fois-ci avec Thomas Simart qui accompagnera donc son camarade de club, Adrien Bart, à Rio où l’on retrouvera aussi le Boulonnais Maxime Beaumont qui, ajoute Olivier Bayle, « va nous montrer qu’à 32 ans, il est possible d’être médaillé ou champion olympique avec un corps sain et un esprit sain ».

Cailleretz près de la médaille à Plovdiv
Cette qualification olympique a l’immense mérite de renforcer un peu plus la détermination des athlètes, notamment celle des plus jeunes qui aspirent à des podiums internationaux. Une bonne partie de ceux-ci étaient d’ailleurs ce week-end à Plovdiv, en Bulgarie, où se sont déroulés les championnats d’Europe U23 et juniors. Sept membres du club de Saint-Laurent étaient de la partie et tous sont entrés en finale, du jamais vu, selon Olivier Bayle qui ne cache évidemment pas sa satisfaction.
Julie Cailleretz était même tout près de ramener une médaille. 4e du C1 500 m, elle s’était vu attribuer le bronze après la disqualification d’une concurrente roumaine qui a finalement été reclassée, privant l’Immercurienne d’une breloque méritée car elle a magnifiquement géré sa compétition, montrant qu’elle était dans le coup dès les séries, puis en remportant sa demi-finale. Julie Cailleretz qui a d’ailleurs couru une seconde finale, prenant la 6e place du C2 200 m, avec sa partenaire de club, Anais Cattelet par ailleurs 7e du C1 200 m. Pour rester avec les filles, il faut aussi souligner le très beau résultat d’Élise Lancial qui, avec sa coéquipière auxerroise Eugénie Dorange, a manqué le podium du C2 junior dame 200 m pour 70 centièmes de seconde. Une sacrée performance pour cet équipage qui était le seul de la compétition à pagayer droite/droite.

La 7e place pour les équipages
 Côté garçon, Loïc Léonard a confirmé toute l’étendue de son talent en accédant à la finale du C1 200 m, grâce à son jeté de bateau qui lui permettait de prendre la 3e place qualificative, pour finalement se classer 7e de la compétition. Pour le junior Hugo Renard, ces championnats d’Europe ont été l’occasion de matérialiser les progrès réalisés depuis quelques semaines. 5e du test national, il était retenu avec le K4 junior qui a fait preuve d’une réelle envie de bien faire matérialisée par une 7e place finale. La même que pour un autre junior, Mathieu Caupain, avec l’équipage du C4 500 m où l’on trouvait également deux Boulonnais Nicolas Mestre et Jean Baumann.
Enfin, 7e et dernier Immercurien engagé dans ces championnats d’Europe, Pierrick Bayle qui faisait partie de l’équipage du K4 senior U23 sur le 1000 m, associé à Guillaume Le Floch-Decorchement, Robin Abdelazziz et Aurélien Le Gall. Les quatre garçons ont su élever leur niveau en finale alors qu’ils recherchaient le bon tempo en série et en demi-finale. La décision de partir vite et de se donner les atouts pour “jouer” offensif aurait pu payer. 4e au 250 m, 5e au 500 m, les Français ont fini dans le paquet à la 7e position. Dommage qu’ils n’aient pas pu doubler avec le 500 m, regrette Olivier Bayle, la distance olympique à Tokyo, en 2020.

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Publié le juillet 18, 2016, dans Canoë-kayak. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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