Football : l’exploit pour les Héninoises en coupe de France

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Tout le juste le temps de s’asseoir en tribune que Camille Lewandowski s’engouffrait dans une brèche sur la droite et ouvrait le score pour Hénin-Beaumont face à Soyaux. Pour les Artésiennes, le rêve de pouvoir accéder à une demi-finale de la coupe de France de football prenait corps… mais il restait quand même toute une rencontre à jouer.
Chacun pouvait alors s’attende à voir des Charentaises piquées au vif, promptement réagir. Fort justement, celles-ci ne se sont pas affolées, cherchant à poser leur jeu, à prendre la main progressivement… Sauf que face à une équipe très volontaire, elles éprouvaient du mal à trouver des espaces libres pour se montrer dangereuses et s’exposaient aux contres percutants d’une Lewandowski très présente sur tout le front de l’attaque héninoise, sachant alterner son jeu, partant seule ou distillant judicieusement des ballons à ses partenaires Tant et si bien qu’à la mi-temps, Hénin-Beaumont  conservait son avantage, finalement assez logiquement, alors que le doute s’installait dans le camp de Soyaux qui effectuait déjà des changements.
Clairement, la seconde période a été à sens unique. Soyaux a multiplié les attaques, obtenu de multiples corners, des coups francs dangereux aussi, mais un manque évident de réalisme permettait à Hénin qui pouvait compter sur une Degor irréprochable dans les buts, de retarder sans cesse l’échéance… Et lorsque celle-ci fut sauvée par sa transversale, l’on se prenait à rêver dans les tribunes du stade Birembaut. Hénin ne pouvait pas perdre. « Maintenant, c’est dans les têtes » clamait Alain Delory, l’entraîneur héninois qui savait pouvoir compter sur un groupe solidaire opposant alors une défense héroïque avec des filles qui affichaient parfois le sens du sacrifice. Et c’est allé ainsi jusqu’à la fin du temps règlementaire, puis au fil du temps additionnel, interminable mais justifié compte tenu des nombreux arrêts de jeu (blessées et changements), et finalement jusqu’au coup de sifflet libérateur.
Hénin-Beaumont, équipe d’interrégionale sortait Soyaux, pensionnaire très honorable de la D1. Un authentique exploit, peut-être la plus belle page de l’histoire du club qui a pourtant lui aussi joué au plus haut niveau. En tout cas, une demi-finale de coupe de France est une première pour Hénin qui espère bien retrouver très vite l’échelon national. Mais avant cela, il faudra recevoir l’Olympique lyonnais et sa kyrielle de vedettes pour une demi-finale qui ne pourra être qu’une grande fête (le 16 avril).- Philippe Vincent-Chaissac / Votre Info

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Publié le mars 13, 2017, dans Football. Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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