Hélène Goulois-Souris

Photo © PVC

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Née le 21 février 1982
Domiciliée à Inchy-en-Artois
Profession : Ingénieur assurance qualité chez Croda
Discipline : boxe française
Catégorie : – 70 kg
Club : Marquion

Quand on démarre un sport à 23 ans, ça n’est pas évident de se faire un palmarès. C’est pourtant ce qu’a commencé Hélène Goulois-Souris qui espère bien un jour monter sur la plus haute marche d’un podium national et entrer en équipe de France avec qui elle effectue déjà des stages.
Originaire du Nord, Hélène Goulois a déjà beaucoup bougé pour assurer son avenir professionnel… Mulhouse, Cambrai, Bruay-la-Buissière et Chocques. Son parcours est éloquent à l’image de celui qu’elle connaît sur le plan sportif. Ancienne athlète à Fourmies et handballeuse à Mulhouse, après avoir fait du tir avec son papa, Hélène Goulois a découvert la savate à Marquion, grâce à son cousin… Six ans après une visite initiatique, elle était vice-championne de France.
Les raisons de cette progression rapide sont assez simples : un gros travail à l’entraînement, de nombreux assauts avec les garçons, « plus puissants et plus rapides », une réelle envie de bien faire… et la chance de pouvoir pratiquer son sport avec son mari : « celui avec qui je m’entraîne le plus… On s’est rencontré au club », précise-t-elle.
Valeur sûre de la savate dans l’hexagone, Hélène Goulois ne fait pas pour autant les gros titres de la presse locale d’autant qu’elle a un peu de mal à parler de ses exploits : « j’ai peur de lasser ». D’ailleurs, dans son entourage, ses parents et son mari exceptés, personne ne sait vraiment ce qu’elle fait et connait son palmarès. Parce qu’elle préfère se taire plutôt que de se lancer dans de grandes explications. Pour comprendre la boxe française, le mieux est encore d’assister à un gala mais difficile de motiver quand il ya des préjugés : « soit c’est un sport de chochotte, soit c’est un sport de violence… ça m’agace un peu. » Dommage car la jeune femme mérite d’être suivie et encouragée dans sa progression.
Blessée à l’œil et contrainte à l’abandon au terme de son premier assaut des derniers championnats de France, Hélène Goulois aura connu un parcours 2014 « pas glorieux »… Mais elle affiche déjà « une motivation décuplée pour l’année prochaine ». Physiquement et techniquement, elle a tous les atouts pour réussir, reste à travailler le mental : « le manque de confiance est mon pire ennemi », lâche-t-elle. La solution sera sans doute de travailler les points forts plutôt que s’appesantir sur les points faibles. Et plus encore de ne pas se laisser perturber… par La Marseillaise écoutée avant la finale ou le fait de boxer une fille qui n’a que 18 ans. Reste qu’Hélène Goulois boxe avant tout pour se faire plaisir : « j’ai besoin de faire du sport ; ça me permet d’évacuer et de me sentir bien en faisant de jolies choses ». Car la savate, surtout en assaut, peut prendre un côté artistique, en souplesse, tout en restant très physique : « le revers, jambe tendue, c’est très jolie »… Et puis il y a l’esprit d’équipe même si cela reste un sport individuel : « il y a un lien qui se crée ».- PVC / Juillet 2014

Palmarès
vice-championne de France 2011 et 2013
3e des championnats de France en 2012

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