Archives de Catégorie: Football

Victoire tricolore à Calais

Eugénie Le Sommer a inscrit le deuxième but tricolore.- Photo © PVC

FOOTBALL FÉMININ.- C’est une séduisante équipe de France qui s’est imposée hier soir à Calais, en match amical contre l’Espagne. Face à un adversaire qui a quitté le dernier Euro au stade des quarts de finale, comme la France, cela permet de se situer dans la hiérarchie mondiale, trois jours après une victoire (1-0) sur le Chili.

Pour Corinne Diacre, la nouvelle sélectionneur, en poste depuis le 1er septembre, les choses démarrent donc plutôt bien, d’autant qu’elle a effectué une large revue d’effectif. Hier soir, les Tricolores ont montré un bien beau visage notamment sur le plan offensif. Sur l’ensemble de la rencontre, la victoire est amplement méritée mais il faut aussi reconnaître que les quelques fautes d’inattention en défense auraient davantage pu compliquer la tâche, si les Espagnoles avaient eu un peu plus de réalisme.
Après avoir été mis en danger, le camp tricolore se rassurait avec deux buts signés Laura Georges et Eugénie Le Sommer qui avaient le mérite d’apporter de la sérénité. La France avait, semble-t-il, mis la main sur la rencontre.
Impression confirmée après le retour des vestiaires, jusqu’à ce que l’Espagne trouve l’ouverture par Caldentey. Clairement, les Bleues ont alors connu un coup de mou, sont passées très près de l’égalisation, la gardienne Méline Gérard détournant sur la barre une frappe de Torrecilla. Il fallait apporter un peu de sang neuf dans les troupes, ce que Corinne Diacre a fait rapidement pour reprendre la direction du jeu. Coaching qui s’est concrétisé par un 3e but inscrit de la tête par  Ouleymata Sarr, à la réception d’un corner de Le Sommer. Deuxième match, deuxième victoire pour Corinne Diacre et ses joueuses : série en cours.- PVC

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Corinne Diacre, à la tête de l’équipe de France à Calais

Corinne Diacre, capitaine de l’équipe de France, en 2003, contre l’Islande.- Photo © Philippe Vincent-Chaissac

Première joueuse à avoir franchi la barre des cent sélections en équipe de France de football (121 au total), Corinne Diacre retrouve officiellement la sélection tricolore ce vendredi 1er septembre, cette fois en temps que sélectionneur.

Originaire de Croix, dans le département du Nord, Corinne Diacre a donc porté le maillot de l’équipe de France (de 1993 à 2005), dont elle a été la capitaine, et avec laquelle elle a disputé une Coupe du monde et trois championnats d’Europe. Mettant un terme à sa carrière de joueuse (elle portait le maillot de Soyaux), elle entamait celle d’entraîneur aux côtés de Bruno Bini, alors sélectionneur des tricolores. Première femme à obtenir le Brevet d’entraîneur de football professionnel (BEPF), elle était ensuite aussi la première à diriger une équipe masculine professionnelle, celle de Clermont en Ligue 2.
Après l’élimination prématurée de l’équipe de France lors du dernier Euro (1/4 de finale), elle reprend donc les rênes de la sélection à la place d’Olivier Echouafni. Et l’on ne tardera pas à la voir dans le Pas-de-Calais puisqu’un match de l’équipe de France est programmé ce lundi 18 septembre, à Calais, contre l’Espagne, trois jours après un match contre le Chili à Caen.

Lyon sans concession pour Hénin

Malgré les 10 buts encaissés, Clara Degor a fait preuve de beaucoup d’autorité et de courage. Photo © PVC / Votre Info

Malgré le brio de leur jeune gardienne Clara Degor sortant avec autorité devant Wendie Renard ou intervenant dans les pieds d’Alex Morgane, les Héninoises ne pouvaient pas faire jeu égal avec des filles de l’Olympique lyonnais, sans concession pour leurs adversaires jouant une demi-finale de coupe de France pour la première fois de leur histoire. Après une demi-heure de jeu, Lyon menait déjà 3-0 et l’on sentait bien que la rencontre allait virer au calvaire.
Menées 4-0 à la pause, les filles d’Alain Delory ont encore plus souffert en seconde période, le danger revenant sans cesse, tantôt sur l’aile droite, tantôt sur l’aile gauche, tantôt plein axe, avec Majri, Hegergerb (quatre buts) qui avait remplacé Le Sommer, auteur des deux premiers buts, et Morgane qui en a claqué quatre.
Le score est sans appel mais les Héninoises se sont toujours battues face à une formation qui alignait son équipe type. Manquait seulement à l’appel, la native de Calais, Claire Lavogez, qui joue peu et qui, souffrante, n’avait pas fait le déplacement.
Reste que maintenant, les Héninoises doivent très vite retoucher terre pour aborder la dernière ligne droite de la saison qui doit leur permettre de remonter fort légitimement en 2e division. Le calendrier leur est favorable mais rien n’est fait car elles doivent impérativement tout gagner pour repasser devant Lillers qui compte deux matchs d’avance.

Football : l’exploit pour les Héninoises en coupe de France

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Tout le juste le temps de s’asseoir en tribune que Camille Lewandowski s’engouffrait dans une brèche sur la droite et ouvrait le score pour Hénin-Beaumont face à Soyaux. Pour les Artésiennes, le rêve de pouvoir accéder à une demi-finale de la coupe de France de football prenait corps… mais il restait quand même toute une rencontre à jouer.
Chacun pouvait alors s’attende à voir des Charentaises piquées au vif, promptement réagir. Fort justement, celles-ci ne se sont pas affolées, cherchant à poser leur jeu, à prendre la main progressivement… Sauf que face à une équipe très volontaire, elles éprouvaient du mal à trouver des espaces libres pour se montrer dangereuses et s’exposaient aux contres percutants d’une Lewandowski très présente sur tout le front de l’attaque héninoise, sachant alterner son jeu, partant seule ou distillant judicieusement des ballons à ses partenaires Tant et si bien qu’à la mi-temps, Hénin-Beaumont  conservait son avantage, finalement assez logiquement, alors que le doute s’installait dans le camp de Soyaux qui effectuait déjà des changements.
Clairement, la seconde période a été à sens unique. Soyaux a multiplié les attaques, obtenu de multiples corners, des coups francs dangereux aussi, mais un manque évident de réalisme permettait à Hénin qui pouvait compter sur une Degor irréprochable dans les buts, de retarder sans cesse l’échéance… Et lorsque celle-ci fut sauvée par sa transversale, l’on se prenait à rêver dans les tribunes du stade Birembaut. Hénin ne pouvait pas perdre. « Maintenant, c’est dans les têtes » clamait Alain Delory, l’entraîneur héninois qui savait pouvoir compter sur un groupe solidaire opposant alors une défense héroïque avec des filles qui affichaient parfois le sens du sacrifice. Et c’est allé ainsi jusqu’à la fin du temps règlementaire, puis au fil du temps additionnel, interminable mais justifié compte tenu des nombreux arrêts de jeu (blessées et changements), et finalement jusqu’au coup de sifflet libérateur.
Hénin-Beaumont, équipe d’interrégionale sortait Soyaux, pensionnaire très honorable de la D1. Un authentique exploit, peut-être la plus belle page de l’histoire du club qui a pourtant lui aussi joué au plus haut niveau. En tout cas, une demi-finale de coupe de France est une première pour Hénin qui espère bien retrouver très vite l’échelon national. Mais avant cela, il faudra recevoir l’Olympique lyonnais et sa kyrielle de vedettes pour une demi-finale qui ne pourra être qu’une grande fête (le 16 avril).- Philippe Vincent-Chaissac / Votre Info

Coupe de France féminine de football : Hénin-Beaumont sort Calais

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Après les éliminations d’Arras et Lillers, il restait à savoir qui d’Hénin-Beaumont ou de Calais, deux équipes de l’interrégionale, représenterait le Pas-de-Calais lors des 8e de finale de la Coupe de France de football. Les deux équipes qui s’affrontaient hier sur le synthétique de l’espace François-Mitterrand à Hénin se sont livrées à une lutte très serrée qui a viré à l’avantage des Héninoises.

Sur le papier Hénin-Beaumont leader du championnat dans lequel il a battu Calais (2-0), avait les faveurs des pronostics mais sur le terrain, les filles ont eu beaucoup de mal à faire la différence, peinant en milieu de terrain où la Calaisienne Maureen Bigot était omniprésente. Les maritimes dominaient même territorialement le début de la rencontre, le temps que les Artésiennes mettent en place leur jeu et prennent un léger ascendant. Ouvrant le score par Héloise Hutrel après une première occasion manquée, Hénin-Beaumont arrivait à la pause avec cet avantage minimal qui permettait à Calais de croire encore en ses chances… Jusqu’au moment où Justine Rougemont, devançant Laure Bacue, doublait la mise pour son équipe. Cet appel d’air aurait pu être déterminant car visiblement Calais accusait le coup, mais en se faisant trop souvent prendre au piège du hors jeu, Hénin-Beaumont n’arrivait pas à se mettre définitivement à l’abri. Pire, un mauvais renvoi de la défense profitait à Camille Vanseveren qui, d’une frappe instantanée, redonnait pleinement vie à son équipe. Tout restait possible dans cette rencontre où les drapeaux se levaient décidément trop souvent de part et d’autre. Et finalement Hénin-Beaumont attendra les dernières minutes de jeu pour assurer sa qualification, grâce à Camille Lewandoski qui lobait intelligemment la gardienne Laure Bacue venue à sa rencontre.

Hénin-Beaumont espère maintenant tirer un gros morceau pour ces 8e de finale qui auront lieu le 19 février. Accueillir Lyon serait sans doute la plus belle affiche mais avec le Paris – Saint-Germain, Montpellier ou Juvisy, il y aurait aussi du beau spectacle en perspective. Sont aussi en lice : Guingamp, Saint-Etienne, Rodez, Soyaux, Metz (clubs de D1); La Roche et Saint-Maur qui a éliminé Lillers (clubs de D2); Arlac-Mérignac, Domont, Tours, FC Saint-Etienne ou FC Rousset Sainte-Victoire qui s’affrontent dimanche (clubs de DH).

Coupe de France féminine de football: un qualifié à venir et deux de chute pour les clubs du Pas-de-Calais

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Il y aura bien un club du Pas-de-Calais en 8e de finale de la coupe de France féminine de football (19 février)… Hénin-Beaumont ou Calais qui devaient s’affronter ce dimanche après-midi à Hénin. Mais le match a été reporté (mercredi 1er février, 15h), le terrain étant impraticable.
Lillers (Interrégionale) qui évolue habituellement sur un terrain synthétique, lui, a pu recevoir la VGA Saint-Maur, équipe de Division 2 qui a eu bien du mal à se défaire de son adversaire. Lillers avait tout d’abord ouvert la marque par Dounia Akhazroun avant de se retrouver en supériorité numérique suite l’expulsion de la gardienne saint-maurienne venue jouer les moissonneuses à l’extérieur de sa surface. Mais cela n’a pas suffi pour faire la différence. Saint-Maur revenu au score (1-1 à la mi-temps) attendait patiemment le moment opportun pour prendre l’avantage, au retour des vestiaires et cela s’est avéré déterminant… Mais le club francilien est resté sous la menace lilléroise jusqu’au coup de sifflet final.
La veille, Arras qui recevait le Paris-Saint-Germain sur son terrain annexe, synthétique, aura aussi résisté… Une mi-temps. Menées 1-0 à la pause, les filles de Daniel Krawczyk, fatiguées de courir après un ballon qui circulait beaucoup, ont lâché prise en seconde période et ont perdu 5-0 avec trois buts de l’internationale Marie-Laure Delie.
Dans les autres rencontres, l’on retiendra que les Lyonnaises tenantes du titre, sont passées sans difficultés contre Grenoble (5-0) et que Soyaux a eu toutes peines du monde à se défaire du FC Nantes (1-0). Rodez a remporté le seul duel entre clubs de D1 contre Albi (2-1) et Guingamp a remporté le derby breton (4-2) contre Brest.

Jeux olympiques : médaille, frustration, déception et gros espoirs pour le Pas-de-Calais

Arrivé à Rio, le céiste Thomas prend ses marques au village olympique et sur le bassin désormais ouvert aux entrainements.- Photo © ASL

Arrivé à Rio, le céiste Thomas prend ses marques au village olympique et sur le bassin désormais ouvert aux entrainements.- Photo © ASL

L’équipe de France de fleuret par équipe a remporté hier soir l’argent olympique après une courte défaite en finale, contre la Russie 45-41. L’occasion pour le Pas-de-Calais d’ouvrir son compteur puisque l’Héninois Jérémy Cadot fait partie de cette équipe.

Après avoir largement contribué aux succès tricolores contre la Chine (45-42) puis l’Italie (45-41), Jérémy Cadot a malheureusement connu un gros coup de moins bien en finale, contre Cheremisinov qui l’a considérablement gêné et a comblé une bonne partie du handicap de son équipe qui était largement menée… Mais au moment où Jérémy Cadot a passé le relais – qu’il a d’ailleurs terminé sur une bonne note – la France menait encore 30-25. Pour la suite, l’entraîneur Franck Boidin (un autre Héninois) faisait appel au remplaçant de l’équipe, Jean-Paul Tony-Hélissoy qui remplaçait Jérémy Cadot au moment où celui-ci devait revenir sur la piste pour son dernier relais. Et c’est là que la Russie a pris l’avantage, se mettant ainsi dans une dynamique qu’Erwan Le Pechoux, dernier relayeur, n’a pu inverser. Terminer sur une défaite en finale est évidemment une déception, mais cela reste une grosse performance assortie d’une belle médaille d’argent… Qu’il faut savoir apprécier à sa juste valeur. Car tout le monde n’a pas cette chance, à l’image des footballeuses sorties cette nuit du tournoi, au stade des quarts de finale, par le Canada. Menées 1-0 à l’entame de la seconde période, les Bleues pourtant dominatrices n’ont jamais pu trouver l’égalisation, cela malgré les changements qui ont permis l’entrée en jeu de la Calaisienne Claire Lavogez (84e). Sabrina Delannoy, elle, n’a pas joué. L’équipe de France quitte donc Rio… Dès ce samedi… Toujours en sport co, l’équipe de France de volley-ball, elle, reste sur une bonne note avec la victoire sur le Canada, 3 sets à 0… Mais l’Harnésien Nicolas Maréchal n’est pas encore monté sur le parquet. Prochain match aujourd’hui contre les États-Unis qui seront aussi les adversaires des basketteurs demain dimanche. Un gros défi pour nos tricolores et l’Arrageois Nando de Colo. Reste que demain, nos regards surtout tournés vers la boxe pour suivre Mathieu Bauderlique (19 h 00, heure Française), dans la catégorie des – 81 ans kilos. Très beau vainqueur du Colombien Juan Carlos Carrillo, l’Héninois boxera en quart de finale contre l’Équatorien Carlos Andres Mina. Une victoire l’assurerait déjà d’une médaille de bronze, en sachant qu’il est là-bas pour remporter le titre.
Enfin pour ce qui est du canoë-kayak, nos représentants sont arrivés à Rio (partis mercredi de Roissy). Les épreuves en ligne débutent lundi et se poursuivront toute la semaine. Premier en lice : Adrien Bart (Saint-Laurent-Blangy, C1 1000 m) suivi de Thomas Simart (Saint-Laurent-Blangy, C1 200 m) et Maxime Beaumont (Boulogne-sur-Mer, K1 et K2 200 m).

A Rio, entrée en matière difficile pour nos sports co

L’équipe de France féminine de football jouera les quarts de finale du tournoi olympique vendredi soir contre le Canada. Victorieuses 3-0, hier mardi, de la Nouvelle-Zélande à Salvador, les Bleues ont assuré l’essentiel après avoir connu la défaite lors de leurs deux premières rencontres contre la Colombie (4-0) puis contre les États-Unis (1-0). Pour cette rencontre capitale, l’Isberguoise Sabrina Delannoy qui n’avait pas joué les deux premières rencontres, a retrouvé une place de titulaire… Tout comme la Calaisienne Claire Lavogez qui était toutefois entrée en jeu contre la Colombie (72e) et contre les États-Unis (86e).
L’équipe de France de basket a elle aussi (quasiment) assuré son passage en ¼ de finale. Corrigés par l’Australie pour leur entrée dans la compétition (87-66), les Tricolores se sont repris contre la Chine (88-60) avant de battre hier soir la Serbie d’un tout petit point (76-75). L’Arrageois Nando de Colo est à l’image de l’équipe (ou inversement). Avec seulement 6 points inscrits contre les Australiens, il a ensuite largement contribué aux succès des bleus dont il a été le meilleur marqueur : 19 points contre la Chine et 22 contre la Serbie. Prochains matchs : vendredi contre le Venezuela et dimanche contre les États-Unis.
Comme pour ne pas déroger à la règle, les volleyeurs tricolores ont également débuté le tournoi en connaissant la défaite : 3-0 contre l’Italie. À l’inverse la deuxième rencontre s’est soldée par une victoire : 3-0 contre le Mexique. L’Harnésien Nicolas Maréchal n’a pas encore joué. Peut-être aujourd’hui contre le Canada. Après cela, il restera deux rencontres à disputer en phase de poule : contre les États-Unis (vendredi) et le Brésil (lundi).

Football : Boulogne sorti de la coupe de France par Lorient

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Saint-Omer aurait pu éliminer Boulogne-sur-Mer… et Boulogne-sur-Mer aurait pu sortir Lorient de la Coupe de France de football. Hier soir, l’USBCO a perdu : 1-3 après prolongation, le duel des ports de pêche, faute d’avoir pu concrétiser les occasions qu’elle a eues durant le temps règlementaire, tutoyant les montants des buts de Lecomte à trois reprises.

Entre le marais de Saint-Omer et la patinoire de Boulogne, il faut reconnaître que les conditions de jeu en cette période de l’année, sont très limites pour un match de football. Combien de fois a-t-on vu hier soir les joueurs perdant l’équilibre sur un dégagement, un petit contre pied ? Les appuis étaient vraiment très approximatifs et à partir de là tout pouvait arriver… En début de rencontre l’on ne donnait pas cher des chances des Boulonnais qui avaient toutes les peines du monde à porter le danger dans le camp adverse. La domination des Merlus se matérialisait vite par une frappe de Abdulah qui heurtait le poteau de Fabre, sans pourtant vraiment déstabiliser les hommes de Le Mignan qui, minute après minute, se montraient plus entreprenants, tiraient au but et se procuraient une double occasion à la demi-heure de jeu, voyant Theuma et Thil trouver les montants de Lecomte.
Au retour des vestiaires, les deux équipes remettaient leur chalut à la mer. L’amorce lorientaise se montrait immédiatement efficace, Fofana ouvrant le score à la 49e minute. S’ensuivaient quelques belles occasions de part et d’autre mais les deux portiers brillaient tour à tour, jusqu’à ce qu’une faute de marquage sur un corner concédé par Koné, ne voit Bonenfant donner l’égalisation à Boulogne (76e). De quoi réchauffer les ardeurs des spectateurs et galvaniser les énergies. Boulogne se remettait complètement dans le jeu et se montrait entreprenant. Mais cela ne souriait pas (avec notamment un nouveau poteau). Il fallait donc avoir recours à la prolongation et cette fois, la bonne pêche fut pour Lorient qui l’emportait grâce à deux buts de Jeannot (102e et 116e minutes).

Coupe de France de football: Boulogne a sorti Saint-Omer et accueillera Lorient

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Boulogne-sur-Mer recevra Lorient en 16e de finale de la Coupe de France. Match qui se disputera mercredi 20 janvier à 19h30… En espérant que la pelouse du stade de la Libération soit en meilleur état que celle de Gaston-Bonnet, dimanche après-midi à Saint-Omer.

Honnêtement jouer au foot dans ces conditions là n’a rien d’amusant et assister à une rencontre qui se déroule sous une pluie battante pendant deux heures n’a rien d’excitant pour les spectateurs. Pour autant ceux-ci n’ont pas perdu une minute de la partie qui s’est terminée aux tirs au but…, l’épreuve de la loterie qui a souri aux Boulonnais et fait passer à la trappe des Audomarois très vaillants. La résistance que l’USSO a opposée à son adversaire n’a rien d’étonnant… On n’élimine pas une Ligue 2 (Le Havre) par hasard et les hommes de Jérôme Dutitre avaient la ferme volonté de faire mieux que l’an dernier où ils avaient été sortis au même stade de la compétition par les Nordistes de Croix.
L’on se saura jamais si sur une pelouse dans un état normal le résultat final aurait pu être inversé. Ce qui est sûr en revanche c’est que la tâche des Boulonnais n’a pas été facile alors qu’ils avaient par deux fois pris l’avantage sur leur adversaire et, a priori, fait le plus difficile. Mais c’était compter sur l’intelligence de Carney qui a su provoquer la faute de Fabien pour obtenir un pénalty qu’il a lui-même transformé, avec une étonnante maturité, sans élan. Et sur l’opportunisme de Willot qui remettait les deux équipes dos à dos, sur une belle frappe des 18 mètres. Égalisation méritée pour Saint-Omer qui, au contraire de la première période, a dominé son adversaire, en seconde.
Les deux équipes s’en allaient alors tout droit vers la prolongation qui se disputait dans un marécage, sans permettre à l’une ou l’autre des deux équipes de prendre l’avantage. Il fallait donc bien avoir recours aux tirs au but… L’Audomarois Bodelle repoussait le tout premier de la série mais après lui, le Boulonnais Fabre se montrait plus efficace avec deux balles détournées. L’USBCO est donc passée en 16e finale avec cette fois un club de Ligue 1 à jouer à la maison… Une toute autre histoire, d’abord parce que l’adversaire n’est pas du même calibre, et surtout parce que les conditions de jeu ne peuvent être que différentes. Tout est possible pour eux. L’on se souvient que la saison dernière, en ¼ de finale, Saint-Étienne avait eu toutes les peines de monde à se débarrasser de Boulogne, aux tirs au but.

Saint-Omer – Boulogne-sur-Mer : 2-2. Buts de Carney (45e, s.p.) et Willot (82e) pour Saint-Omer ; de Argelier (17e) et Mercier (78e) pour Boulogne.