Richard Strugalski

Photo © PVC

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Spécialité : judo
le 15 novembre 1991 à Calais
Domicilié à Calais
Profession : animateur socio-culturel (sport et musique)
Club : JC calaisien, membre de l’équipe olympique Pas-de-Calais
Catégorie : handijudo – 73 kg

Un « cancer de la rétine » a définitivement plongé Richard Strugalski dans le noir à l’âge de 8 ans. Fini la gym, fini de jouer au foot avec les gamins dans la rue. «Privé d’exercice physique, j’étais énorme quand je suis arrivé au collège. Lors d’une réunion parents-profs, la question de me trouver un truc à faire s’est posée »… C’est comme ça que Richard Strugalski est arrivé au judo, une ou deux séances d’abord pour essayer. « Je n’aimais pas la boxe mais là, ça m’a plu ». Au point d’intégrer la section sport du collège des Dentelliers, ce qui le fait énormément progresser. Seul aveugle du club, il s’entraîne avec les valides et passe sans encombre les différents grades, jusqu’à la ceinture noire qu’il obtient en 2005. A tout juste 14 ans : un record.
Habitué des podiums nationaux, Richard Strugalski a rapidement intégré l’équipe de France, pour disputer des tournois internationaux, les championnats d’Europe et les championnats du monde. Il y a deux ans, il espérait être à Londres, pour les Jeux paralympiques. « Ça aurait fait plaisir », dit-il. Malheureusement, un mode de sélection inadapté a fait que l’équipe de France n’était pas représentée dans la catégorie des 73 kg. Grosse déception qu’il a dû surmonter. Aujourd’hui, le Calaisien a bien l’intention de rebondir. Après une période de doute, il a décidé de renouer avec les stages et l’équipe de France pour éventuellement participer aux prochains championnats d’Europe, en espérant être parmi les candidats à une sélection pour les Jeux paralympiques de Rio en 2016.
Sinon, il lui restera à pratiquer le judo pour le plaisir et pour son équilibre personnel. O Uchi Gari, Tai Otochi, Sasaé, Harai Goshi à gauche, mouvements de jambes et fauchage qu’il passe régulièrement à l’entraînement et en compétition n’ont pas de secret pour lui… Être non voyant n’est pas un handicap en soi dès lors que l’adversaire accepte la garde installée avant le Ajimé ! Richard Strugalski explique : « Ne pas voir le tapis fait peur à un judoka qui se bande les yeux, à cause des chutes… Mais moi, chuter c’est ce que je fais de mieux. Pour le reste, il vaut mieux avoir une salle adaptée, sans obstacle, avec des murs pas trop proches du tapis ».

Palmarès individuel
Vice-champion du monde jeunes 2007 au Colorado
7e des championnats d’Europe 2009 en Hongrie
Deux participations aux championnats du monde seniors
Vice-champion de France handijudo 2013 et 2014
Vainqueur du tournoi de Lituanie en 2006
3e du tournoi d’Allemagne en 2007 (1er jeune)

Palmarès par équipe
3e des championnats d’Europe 2009

Tai Otochi, l'un des mouvements préférés de Richard Strugaski. Photo © PVC.

Tai Otochi, l’un des mouvements préférés de Richard Strugaski. Photo © PVC.

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